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Guide pratique pour la cotation du retrait de sonde urinaire par les IDEL

Guide pratique pour la cotation du retrait de sonde urinaire par les IDEL

Nicolas Terraz
Publié le
30/5/2025
Cabinet
Article
4 minutes

Grâce à l’avenant 6 de la convention nationale des infirmiers libéraux, les infirmières libérales (IDEL) peuvent réaliser le retrait d’une sonde urinaire. Cet acte, inscrit dans la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP), nécessite une maîtrise des règles de cotation pour garantir une facturation correcte et une prise en charge optimale. Ce guide explore les cotations, les soins liés à l’appareil urinaire et les étapes pour effectuer cet acte. Pour plus de ressources sur la gestion des soins, visitez notre blog IDEL.

Les soins urinaires réalisés par les IDEL

En tant qu’IDEL, vous êtes autorisée à effectuer plusieurs actes, comme la pose d’un étui pénien, le changement de sonde urinaire à demeure, l’éducation à l’autosondage, le lavage vésical, le retrait de sonde urinaire. Chaque soin doit être prescrit par un médecin. 

Comment coter les actes lié à l’appareil génito- urinaire

La cotation des soins urinaires dépend d’une prescription médicale claire qui précise bien le soin à effectuer. 

Voici les principales cotations selon la NGAP :

le retrait de sonde urinaire est coté AMI 2, 

la pose ou le changement de sonde à demeure chez la femme:  AMI 3 et chez l’hommes AMI 4 

l’éducation à l’autosondage AMI 3,5, 

le lavage vésical AMI 1,25, 

la pose d’étui pénien AMI 1, 

surveillance clinique post-opératoire: AMI 3,9

Pour des conseils sur la facturation, consultez notre blog IDEL.

Les règles de cumul des actes

Certains actes urinaires peuvent être cumulés à taux plein avec le retrait de sonde urinaire, mais d’autres sont soumis à des restrictions. Par exemple, une surveillance post-opératoire (AMI 3,9) ne peut pas être cumulée avec une surveillance de cathéter perinerveux (AMI 4,2). Vérifiez toujours les règles de cumul dans la NGAP pour éviter des erreurs de facturation. Un guide détaillé sur la NGAP peut vous aider à optimiser vos remboursements.

Pourquoi et quand retirer une sonde urinaire

Le retrait d’une sonde urinaire est prescrit pour traiter une rétention urinaire aiguë ou chronique, après une chirurgie longue, en soins palliatifs ou lors d’une immobilisation prolongée. Depuis l’avenant 6, l’ablation de sonde urinaire est valorisé à hauteur d’1 AMI 2. Il peut être associé à d’autres soins comme la surveillance post-opératoire ou le changement de flacon de Redon. Assurez-vous que la prescription médicale précise l’acte pour une facturation conforme.

Les étapes du retrait de sonde urinaire

Pour retirer une sonde urinaire, suivez ces étapes :

1.Installez le patient sur une alaise absorbante, 

2. Effectuez une hygiène des mains et mettez des gants à usage unique non stériles. 

3.Dégonflez le ballonnet à l’aide d’une seringue, il s’agit de l’eau stérile utilisé pour le ballonnet lors de la pause. 

4. Tirez ensuite doucement sur la sonde. Réinstallez le patient confortablement, conseillez-lui de boire 1 litre d’eau sur 4 heures et de vérifier la reprise des mictions. Notez la date, l’heure et les réactions du patient dans son dossier pour assurer un suivi rigoureux.

Conseils pour éviter les complications

Le retrait d’une sonde urinaire peut entraîner des infections urinaires. Pour les prévenir, respectez les protocoles d’hygiène, surveillez les signes d’infection (douleur, fièvre) et encouragez le patient à s’hydrater. Un suivi post-retrait est essentiel pour vérifier que la vessie fonctionne correctement. En cas de doute, consultez un avis médical. 

Ce guide vise à simplifier la cotation et la réalisation du retrait de sonde urinaire pour les IDEL, tout en respectant les normes de la NGAP. Le forum infirmier.com sur ces sujets peut être utile.

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